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 Chroniques en ligne

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Keiko
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MessageSujet: Chroniques en ligne   Jeu 1 Sep - 16:27

Etant donnée que j'ai fini la mienne sur Average Psycho, pourquoi ne pas faire un topic réunissant les chroniques en attendant que le site [Karisuma] voit le jour ?

Allez je commence:

--- Average Psycho: rédigée par Miyako et Keiko

Date de sortie : 27/07/2005

Tracklist :
- Obscure
- Saku*
- Kodou*
- Mazohyst Of Decadence

(NB: les clips marqués d’un * sont en version intégrale)


--------------------------------------------------------------------------------

Au démarrage du dvd, un défilement d’estampes japonaises glauques apparaît avec comme musique de fond des cris, du vent, un gong et des gouttes d’eau. Vient ensuite le menu qui s’affiche en 5 parties : les clips eux-mêmes et la fonction play all « average psycho ».

Tout laisse donc présager ce qui va suivre : un enchaînement de clip vidéos ayant pour point commun le « côté noir » de l’homme à travers toute forme de violence.


Obscure (4:51)

Tout commence par un enchaînement de scènes courtes mettant en scène matières et personnages dans une atmosphère goresque.

L’une des scènes phares d’Obscure est celle des Geishas. Enfermées dans une pièce, ces 4 demoiselles toutes de court vêtues, en compagnie d’un homme masqué, s’amusent à des jeux érotiques où chacune déverse du sang de leur bouche.

Le clip contient également d’autres scènes secondaires qui reflètent à leur manière le message principal du morceau, c’est-à-dire le « côté sombre » de l’individu :


- une femme « Frankenstein » allongée sur un brancard est découpée au niveau des membres inférieurs et supérieurs, ainsi qu’au cou;

- une geisha vêtue d’un kimono rouge et se promenant dans un décor aux allures de Tim Burton, prend une tête de bébé accroché à un arbre et finit par le dévorer dans un sentiment de plaisir intense ;

- des scènes fantaisistes font contraste avec le côté inquiétant du clip : on y voit furtivement dans le même décor un clown, un cracheur de feu, une danseuse masquée et un nain ;

- les Dir En Grey, en plus d’être au complet lors de certains passages, intègrent des personnages tels que : Toshiya en vampire qui s’évapore en chauve-souris, Die qui se retire le cœur à vif, Shinya qui possède de multiples bras et fait penser à une icône de la religion hindoue, Kaoru se fait transpercer la tête qui devient de plus en plus veineuse et Kyo se transforme en une sorte de monstre à bouche tentaculaire.


Nous disions plus haut que les membres se regroupent tous lors de certains passages entrechoqués des scènes ci-dessus. Effectivement, tous sont dans une pièce claire parsemée de corps suspendus. Chacun des membres s’exprime au travers de leur prestation : les guitaristes, le bassiste et le batteur font preuve de concentration sur leurs instruments tout en étant énergiques, quant à Kyo, il ne fait pas dans la dentelle. Ses gestuelles provocantes tant par le vomissement que par le griffage du torse en tout genre inondent l’écran de plein fouet. Sans parler non plus de son apparence devenue « culte » parmi les fans : un collant déchiré sur la tête et une paire de lentilles blanches. Son expression faciale est telle qu’elle illustre la rage et le désespoir.

De la période « Vulgar », le clip Obscure est l’un des plus trashs et l’un des plus appréciés par les fans. A travers toutes ces scènes, Dir En Grey montre qu’en chacun de nous dort un côté obscure (d’où le nom) où la violence et le sexe restent intimement liés jusqu’à son paroxysme.


Saku (3:21)

La vidéo débute par un extrait sonore de « Macchiavellism » dont l’action raconte la dérive meurtrière d’un adolescent sur sa famille.

Nous le voyons rentrer chez lui, tranquillement, le regard dans le vide. Son appartement est jonché d’immondices en tout genre, et des corps apparemment inertes sont encore présents : une femme assise et appuyée sur la table à manger ainsi qu’un homme allongé sur un lit. Le jeune homme ne semble pas perturbé par cette situation et s’amuse a tenter de les réveiller, ou juste les observer, toujours avec ce regard hagard.

Des flash backs viennent éclaircir l’histoire de la vidéo qui révèlent l’atrocité des meurtres commis : la jeune femme est étranglée avec une corde et l’homme abattu à coup de club de golf après avoir été attaché sur le lit. C’est lors de ces « retours arrières » que nous comprenons pourquoi l’adolescent a tué ses parents. Lors d’un repas en famille, le clip « Saku » est diffusé à la télévision. Le jeune homme semble absorbé par ce qu’il voit, comme hypnotisé. Dans ce clip, les Dir En Grey sont fidèles à eux-mêmes, et Kyo notamment accentue son physique par un visuel sombre avec ses yeux aux lentilles rouges, ses dents recouverts d’une sorte de prothèse métallique et sa coiffure redevenue noire pour l’occasion. La violence exprimée dans la chanson a peut-être déclenché dans le subconscient de cet adolescent à commettre l’irréparable, mais néanmoins rien ne nous dit qu’il s’agit d’une des raisons.

« Saku » se veut une réflexion sur des comportements déjà observés parmi de jeunes adolescents qui, sous l’impulsion des médias et autres, ont tués leurs proches ou leurs amis sans en ressentir le moindre remord et sans en être vraiment conscients.


Kodou (4:41)

Bien que brouillon et jouant sur des séquences « flash back », ce clip narre la suite des aventures macabres de ce jeune garçon présent sur « Saku » (interprété par Yuhiro Igarashi).

En voici le scénario d’après mes observations :

Une jeune fille est agressée dans la rue puis séquestrée et emmenée dans une voiture. L’identité de son (ou ses) agresseur(s) reste inconnue. La voiture s’arrête et l’adolescente est éjectée sans ménagement, après quoi le véhicule redémarre en trombe. Que lui est-il arrivé ? le clip ne le dévoile pas mais néanmoins elle connaîtra une fin funeste.

La suite, nous pouvons l’imaginer ainsi :

Le jeune homme marche tranquillement dans la rue quand soudain il aperçoit le corps de la fille sur le trottoir, toujours inconsciente. Pris d’une frénésie meurtrière, il l’emmène dans un hangar et lui met une corde autour du cou [séquence où ils sont côte à côte sur le sol]. Il l’a suspend ensuite, entraînant la mort de sa victime. Son acte accomplit, il regarde le cadavre d’un air vidé de toute conscience et s’amuse avec en lui lançant une balle de base ball de temps à autre.

Probablement qu’ensuite les policiers ont été prévenus. Arrivés sur les lieux, ils procèdent à l’arrestation du meurtrier [séquence du début] et l’emmène en prison dans laquelle il longe un corridor (toujours en compagnie des policiers) et où il passe son temps à observer les murs externes qui entourent le pénitencier.

Voilà ce que j’ai pu en déduire d’après le clip. Passons maintenant au groupe lui-même. Rien de bien extraordinaire à dire dessus, si ce n’est qu’ils entrent dans le lieu de la pendaison (le hangar), s’installent et commencent à jouer le morceau. Ce qui est surprenant par rapport aux clips précédents, c’est la sobriété de leurs looks : chacun adopte un style épuré, voir naturel (et notamment pour Kyo qui apparaît sans effet superficiel auxquels ils nous avait habitués auparavant).

« Kodou » est comme indiqué plus haut, la suite de « Saku ». Toujours sur le schéma du clip précédent, les flash back sont de mise pour accentuer le parcours meurtrier de l’adolescent. Et même si ce n’est pas lui qui a agressé la fille, il a écourté son existence en la pendant, toujours avec ce regard vide. C’est à se demander si finalement, la mort est pour lui « un jeu » puisqu’à chaque fois il prend plaisir à s’amuser avec ses victimes après leur décès. Donc ne serait-ce pas là une façon de dénoncer la violence engendrée par les médias et autres supports dans l’inconscient de certaines personnes qui pourrait agir sans différencier « jeu » et « réalité » ?


Mazohyst Of Decadence (9:18)

"Mazohyst of decadence" est un clip de plus de 9mn, tourné à la manière d'un petit film sur la décision d'avortement d'une femme, du point de vue de l'enfant à naître. L’originalité réside dans l’absence totale des Dir En Grey dans ce clip.

L’histoire est simple : de l’attente à l’opération, en passant par l’expulsion et la destruction du fœtus, tout y passe : le sac poubelle qui bouge, les gouttes de sang dans la cuvette des toilettes, le camion poubelle déversant les immondices dans la déchetterie, l’entretien avec le chirurgien, l’opération dans les moindres détails (âmes sensibles s’abstenir), la jeune femme marchant dans la rue avec le cordon ombilical traînant à terre… Les séquences se succèdent, mettant en évidence l’état psychologique de la femme enceinte qui souhaite s’enlever cet être à l’intérieur d’elle.

Un passage pourtant m’a marqué aussi lorsque les deux protagonistes parlent entre eux. A la fin de leur entrevue, la femme éclate de rire sous les yeux consternés du chirurgien. Cela signifie donc qu’elle est soulagée de son acte, ou se moque-t- elle de lui ? Nous n’en sauront rien… Autre détail qui peut avoir son importance aussi : elle est vêtue de blanc. Or c’est la couleur de la pureté et de l’innocence. Cela veut-dire qu’elle agit en toute innocence et qu’elle n’a rien à regretter ?

Bien qu’étant le clip le plus simple à comprendre, il est toutefois dérangeant tant la pression psychologique, marquée par les scènes du clip, est présente.
Kyo s’exprime à travers l’enfant à venir, demandant son droit de vivre et d’être aimé, malgré une mère qui le refuse et le voue à une mort certaine. La chanson (comme le clip) peuvent être sujets à un débat sur le droit à l’avortement : est-ce bien ? est-ce mal ? pourquoi ? les opinions se diversifient en fonction du point de vue où l’on se place et restera encore un débat sensible.


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Bien que ne contenant que 4 clips, « Average Psycho » est tout de même intéressant à voir et à posséder. Les amateurs de sensations fortes seront servis par l’ambiance malsaine d’ « Obscure », l’intégralité de « Saku » et « Kodou » et le dérangeant « Mazohyst Of Decadence ». Je le recommande à tous les fans de Dir En Grey !
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illegalou
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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Ven 2 Sep - 7:42

Merci Keiko pour cette chronique ^^
Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de me procurer ce DVD mais ce sera chose faite dès que je pourrais^^
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Keiko
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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Ven 2 Sep - 12:23

illegalou a écrit:
Merci Keiko pour cette chronique ^^
Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de me procurer ce DVD mais ce sera chose faite dès que je pourrais^^

Oui, il est vraiment sympa ^^, je regrette pas de l'avoir pris (ainsi que Average Fury dont j'écris aussi la chronique mais je la posterais plus tard).
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Kylheis
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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Ven 2 Sep - 23:06

Bravo pour ces critiques!
J'en profite pour coller les miennes.. Enfin je vais le faire dans des posts séparés, ca sera plus clair je crois...


ALBUM MACABRE

Avertissement:
Comme pour la critique de Kisou, j'ai cherché à associer à chaque fois les faits de la chanson, une certaine objectivité et, sur quelques titres un petit texte où j'ai laissé aller mon ressenti. Si vous avez la moindre remarque à faire, que votre avis converge avec le mien ou au contraire diverge, n'hésitez pas à m'envoyer un mail ^^.

Encore une fois toutes les caractéristiques de cet album ne se seront offertes à moi qu'après l'approfondissement du ressenti à son écoute, diverses recherches sur la paroles et réflexions sur les clips. J'espère que sa lecture vous apportera une richesse supplémentaire pour les prochaines fois que vous l'écouterez, si ce n'est pas trop ambitieux..^^"

+ MACABRE(sorti le 29.09.00)
Si certains avaient reprochés à cet album une trop grande linéarité, on ne peut nier que les aspects de la douleur dont il est question sont magistralement développés et que les chansons de la période Macabre font parties des plus complètes de la carrière de Dir en grey.

01.Deity
J'ai toujours apprécié l'aspect soigné des intro d'album, chose que j'aurais particulièrement rencontré dans le Visual kei. Deity fait partie de ces chansons, instaurant parfaitement l'ambiance glauque caractérisant Macabre. Echos grondants commençant le morceau puis arrivée des instruments qui se déchaînent, comme dans Mode of Adam, première piste de Gauze. La mélodie s'installe, suivie du chant en russe de Kyo, maître incontestable de ce sinistre royaume.


Auguste ville, où grondent
Les menaçants reflux émis des catacombes
Echos du grès sali et sordides abîmes
Auxquels se sont vendues nos émotions putrides.



02.Myaku
Myaku est le premier single préparant l'arrivée de l'album Macabre. Il s'agit d'une chanson très riche, où l'on retrouve les habituels couplets rythmiques -celui ci étant particulièrement travaillé: murmures, cris au diverses émotions, gémissements, se succédant- et le refrain mélodique d'un Kyo en voix claire. Cet univers semble comme un labyrinthe dans lequel l'auditeur se heurte aux mille voix menaçantes qui s'adressent à lui, avant de se confronter au seigneur de ce domaine, dictateur implacable....

Le clip de cette chanson est peut être le meilleur de leur carrière (bien que je considère les Dir exceptionnels au niveau de leur production générale de clips plutôt que pour celui d'une chanson en particulier, qu'elle qu'elle soit). Il met en avant avec humour noir la folie et le cannibalisme, puisqu'il s'agit de l'histoire d'une jeune femme, qui, perturbée mentalement dans son enfance, a tué ses parents et à présent déguste ses proies sexuelles (sur des brochettes). Petite note pour le plan particulièrement intéressant selon moi des boites en plastiques conservées dans le refrigirateur, et portant les étiquettes des noms des hommes dont les morceaux y sont conservés.


03.Riyuu
Encore une nouvelle facette de la souffrance exploitée dans cette chanson plutôt linéaire. Intro couplet refrain couplet refrain solo refrain final. Les riffs, assez répétitifs, apportent peut être justement l'émotion recherchée dans ce morceau duquel on perçoit la lassitude du narrateur, victime de sa situation insupportable et insoluble.


5 août immuable, dégoût sur mon visage
Demain encore les maux resteront similaires
et encore ma sueur graissera la poussière
étouffante chaleur qui me monte à la gorge

Voler!!
Prendre mon élan avant de sauter....

Au sommet de ce mur vacille ma raison
Quand l'espoir ne subsiste qu'en une illusion
A quoi sert d'avancer, de chercher son Eden
Avenir vil et terne et vie artificielle

Vide!

Par l'ironique envie de l'absence de tout
Qui verra sublimer toute peine et dégoût
Comme une main tendue vers mon âme, la tienne
Fait céder ma morale à l'idyllique appel

sur la poussière infâme.....



04.Egniris cymredopyh +) an injection
A la fois surprenante pour du Dir en grey et parfaitement dans le style du groupe, egnirys cimredopyh +) an injection est une excellente et intrigante composition de Toshiya (sa première composition après sa collaboration avec Shinya pour Raison d'être sur Gauze, d'ailleurs).

Le jeu des guitares est très original, le chant décousu et presque rappé parfois, installant l'auditeur dans une atmosphère électronique qui ne laisse pas indifférent. Les nombreuses phases de cette chanson nous font sauter d'une émotion à l'autre tout en restant dans l'unité d'un morceau très complet et original.


You and me and my TV set
Je ne supporterais pas mon reflet avide
dans cet écran éteint,
alors chaque seconde je suis repu d'avantage
du flot incessant d'images
que les sociétés déversent....



05.Hydra
Premières secondes électroniques qui nous font pénétrer l'atmosphère dérangeante, à la fois novatrice et ancestrale du morceau. Un couplet s'en suit où les musiciens se déchaînent sans retenue, Kyo en particulier à travers de longs hurlements presque betiaux.

Commence un surprenant intermède, basé dans un monastère qui se fait l'hôte de sordides tonalités synthétiques que l'on voit s'éveiller peu à peu, avant de resurgir dans le refrain.

Ce morceau psychédélique se conclu sur une reprise des effets éléctro de l'entrée....


Danse! Déchaîne ton essence!
Sueurs et drogues en transe..
Vague des malsains délices

Dans l'espace sacré tout semble pur
Mais là encore, gluante de souillure,
Ton âme s'immisce.



06. Keika
Keika est une très intéressante composition de Kaoru qui s'ouvre sur une intro remarquable au violon, que l'on retrouvera au cours du morceau. Chaque note nous plonge dans l'intense rêve oriental, étoiles parfumées et langoureuses danses, sérénité et douceurs. Calmes ébats que vous offre la nuit:


Voyage solitaire du fond de la conscience
Où l'imagination danse avec les sens

Là, chaque pleur précieux qui pendait à ton front
Se mouvait dans l'échos de sourdes pulsions

Est-ce l'odeur d'encens qui freine ma pensée?
Je me sens entourée d'une brume insensée

Seule subsiste encore la cadence des pas
Des membres qui s'ignorent et s'unissent en toi.



07. KR[cube]
KR [Cube] est le 2ème single issu de Macabre.
Rythme entraînant pour une chanson assez représentative du groupe, malgré un refrain original et pour une fois plus rythmique que mélodique. En tout les cas un titre assez exceptionnel et peut être à conseiller pour inciter quelqu’un à découvrir d'avantage le groupe. Personnellement j'ai une légère préférence pour la version single, enrichie par la voix d'entrée, saturée et inquiétante, pour moi caractéristique de cette chanson.

Le clip de ce morceau est lui aussi superbe: règlement de compte entre Yakuza dans une boîte de nuit louche, où nous retrouvons notamment le mémorable plan sur les cuisses de Shinya et des magnifiques images de Die. Un clip travaillé, une histoire intéressante et riche, détails et couleurs dégageant cette ambiance un peu malsaine qui fait de KR [cube] un petit bijou.

08. Berry
"I'm gonna kill you.. I'm gonna blow you're head off like raspberry jam..."

Berry, huitième piste incontestablement surprenante... le couplet est encore une fois rythmique, les riffs des guitares sont rapides, et suivis d'un refrain mélodique. Lui succède un intermède aussi original qu'inattendu: sur une des voies de la stéréo nous pouvons entendre une dispute entre les parents de la fillette/ narratrice et sur l'autre un jeu discret et inquiétant des instruments. Reprise du duo couplet/refrain presque à l'identique.

Une ambiance particulière pour cette chanson qui peut sembler exutoire et un peu simpliste peut être, mais qui est là encore basée sur l'humour noir. En effet, clairement, dans les paroles, Kyo prend le rôle d'une fillette qui finit par tuer ses parents, inconsciente de ce qu'elle fait puisque ceux-ci ne s'occupent jamais d'elle.

Rapsberry jam
papa cri, moi triste
maman pleure, moi seule
Ennui ennui, comme la plus douce des chansons
"I'm gonna kill you", la berceuse que je préfère.


09 .MACABRE -sanagi no yume wa ageha no hana
Voici enfin le chef d’œuvre de cet album et accessoirement la plus longue chanson du groupe avec un peu moins de 11 minutes)

Mon regret vient du fait que ce titre n'ait pas connu de clip, un véritable court métrage où se seraient alliées la poésie et la plus sublime des cruautés. On découvre dans ce morceau très abouti une véritable ambiance, une histoire, l’évolution d’une faible créature… et son anéantissement devant l’insurmontable domination naturelle. C’est aussi une chanson remarquable par la pluralité des émotions rencontrées autour de la même unité de ressenti, des nombreux passages instrumentaux, de la magnifique interprétation de Kyo, enfin, au sommet de son art.

Pour finir, un morceau totalement à l’image de l’album, et logiquement un des plus majestueux de leur carrière.

Toi, du haut de ta puissance
Epargne ces maigres jours
Qui font mon existence….


10. Audrey
Encore une chanson surprenante de la part de Dir en grey: Une composition de Die sur la demande de Kyo, qui souhaitait un rythme inattendu, un morceau particulier. Et en effet, Audrey est un titre unique dans la carrière du groupe, un son presque sautillant qu'en aucune chanson auparavent nous avions rencontré et qui reste encore aujourd'hui inégalé.


11. Rasetsukoku

Rasetsukoku est à Macabre ce que Zan est à GAUZE et ce que Pink killer et Zomboïd sont à Kisou, soit une sorte de catharsis.

Morceau exutoire, hurlements de Kyo, rapidité des instruments, insistance sur l'aspect rythmique au service du déchaînement des passions.

12. Zakuro
Grande soeur de Mushi sur l'album Kisou, Zakuro fait partie des grandes chansons du groupe du haut de ses 8 minutes 34; et autant de secondes pour exprimer une insupportable solitude, l'inutilité de vivre la plus profonde, lassitude d'un amour impossible...

Peu à peu la musique, tout d'abord à la réflexion sur soi-même, à une extrême tristesse, mais calme, glisse dans un tourbillon, une dégénérescence, folie où l'on voit le narrateur peu à peu sombrer.

Oh! immense solitude...
Un ennui mortel s'insinue petit à petit à chacune de mes inspirations....
La vie n'est qu'une inutile succession et mon esprit ne trouve plus de repos.
Lente spirale. Souvenirs en bataille.
Comment un être peut être constituer la seule des ambitions? Comment une vie peut elle faillir en une négation?

Inutiles, inutiles, jusqu'a en perdre les mots...
... perdre les mots...
infini tourbillon où au final, tout se perd,
qui possède moi
moi demain
plus d'avenir
infinie souffrance, regard lointain
regrets sans fin, regrets hagards
peut être... en retard
ou... perdu
peut être... plus d'espoir
ou....


13. Taiyou no ao
Quelle fin plus belle à cet album les Dir en grey auraient ils pu faire? A la suite de tous les maux étudiés, de vagues de douleurs obscènes, d’inquiétude et de souffrance subie, ce dernier single issu de Macabre élargit les horizons et invite à l’espérance.

Une telle chanson ne prendrait-elle pas toute sa dimension qu’en de telles circonstances?

Une aube.. s’éveille ?
Un doux noyau de tendresse sur ma peau.
La naissance d'une lueur. L'émergence de l'espoir..

Je me retourne sur les ténèbres, mes éternelles douleurs ; je regarde en arrière et j’abandonne ces meurtrissures infâmes du passé.

Quitte tes jours honteux et maladifs !
Une foule se lève vers demain.
Les hommes et les femmes souillés relèverons la tête et goûterons cette foi d’avenir

Je n’ose pas encore y croire..
… mais le bonheur est une chose ... si douce que je donnerais chacun de mes jours pour que ses rayons irradient ma peau diaphane, mon âme craintive…
…pour le protéger.

______________________________________________
Merci de m'avoir lu!

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Sweet life
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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Mer 7 Sep - 16:31

Keiko > Par rapport à cette phrase : "ces 4 demoiselles [...] s’amusent à des jeux érotiques où chacune déverse du sang de leur bouche."
Personnelement je crois pas qu'il faille interpréter le fait qu'elles crachent du sang comme un jeu, je sais pas si ce que tu voulais dire ou pas ?

Kylheis > j'approuve totalement les critiques :p
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Keiko
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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Mer 7 Sep - 18:41

Sweet Life ---> peut-être bien oui... mais il est difficile de rééllement en connaître la raison ^^

Khyleis ---> pour la chanson "Keika" de Macabre, j'ai vu aussi qu'elle a un autre titre: Hotarubi. Alors j'ignore si l'un et l'autre sont justes...
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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Mer 7 Sep - 20:06

Il me semble qu'Hotarubi est le titre officiel. C'est d'ailleurs sous ce titre que la chanson est répertoriée sur le site officiel.
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Sweet life
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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Mer 7 Sep - 20:48

Keiko > Bin, pour rester "classe", disons que le mec a été trop loin...

Sinon oui, Hotarubi, mais ça c'est comme ceux qui disent Syoku kurenai ou quelque chose comme ça pour Shokubeni. C'est pas une histoire de traduction de kanji ?
Et pour la chanson Riyuu d'ailleurs, il parrait que les japs disent tous Wake.
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Kylheis
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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Mer 7 Sep - 23:44

Oui, à cause des différentes lectures de Kanji certaines chansons possèdent de nombreuses lectures.. Je ne pense pas que, étant donné qu'on les trouve sous ses noms assez souvent, ce soit une erreur très grave...
Sweet life> Merci^^

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illegalou
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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Jeu 8 Sep - 0:00

Moi si on me dit "Keika"... j'ai un temps de réaction! Par contre si on me dit "Hotarubi" je capte tout de suite! pareil pour syoku kurenai! Après ca dépend de quel titre t'as connu en premier!
J'ai beaucoup aimé ta chronique Kylheis!
Il faudrait que j'en fasse une sur le "5 ugly kingdom" depuis le temps que j'ai envie de le faire... mais je trouve ni le temps ni la motivation pour l'instant... Rolling Eyes mais je la ferai rambo promis XD

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Vive mon corres'... asobo ja nai ka... XD

Nouveau blog: http://keirana.canalblog.com/
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Keiko
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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Jeu 8 Sep - 0:05

Courage pour ta chronique Illegalou Very Happy
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Kylheis
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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Jeu 8 Sep - 0:12

Allez, puisque j'ai finit mon tour sur le net de ce soir, let's go pour la critique de Kisou...


Avertissement:

Bonjour à tous et merci d'avoir cliqué sur ce lien dans le but de voir ce que donnait cette "critique".
Peut-on réellement parler de critique ici? Je ne sais pas. Il ne s'agira pas d'un compte rendu précis et objectif des pistes de cet album comme on pourrait s'y attendre, je n'ai pas la technique musicale. Il s'agit simplement du point de vue d'une fan, de son ressenti à l'écoute d'un des albums les plus complets de son groupe préféré, qui espère que ces idées seront proches de vôtres. Si cependant ce n'était pas le cas, je vous invite à me contacter pour me faire part de votre propre émotion, qui bien sur m'intéresse.
Certaines chansons de Kisou pourront vous sembler être traitées durement dans cette critique. Il ne s'agit pas forcément de mes idées. Dans le cas de Karasu par exemple les mots "eau bourbeuse" ou "beuglements électrisés" pour Domestic fucker family me semblaient juste les plus adaptés, retranscrivant le mieux la sensation qu'est l'écoute du morceau et j'apprécie ces chansons de la même manière que j'aime Mushi ou Embryo.
Bonne lecture donc, en espérant que ces lignes vous apporteront quelque chose.

KISOU (sorti le 30/01/02)

1. Kigan
Premier titre de Kisou qui nous introduit donc dans l'atmosphère de l'album... On peut dire que cette chanson effectue bien son rôle puisque sont ici présentées plusieurs ambiances qui seront développés dans Kisou, tel que l'aspect électronique de l'intro (rencontré par la suite dans les deux premiers Shinsou), le chant calme et doux de Kyo sur le couplet (qu'on verra par exemple sur les couplets de Karasu ou de Undecided) et la batterie appuyée et répétitive du refrain qui correspondrait à celle de Karasu ou de Pink killer... Excepté cela cette piste ne me semble pas très expressive.. Là ou Deity (première piste de macabre) et Mode of adam (même chose pour Gauze), ressemblaient réellement à des intro, Kigan semble plus être une chanson à part entière. Finalement, les Dir en grey ont choisis ici une piste entre chanson normale, et intro, ce qui selon moi ne présente l'intérêt total ni de l'une ni de l'autre, bien que restant une piste agréable.

2. Zomboid
Départ intéressant des guitares suivis de près par un râle animal de Kyo. Cette chanson est basée principalement sur la rythmique, comme on le voit dans le chant, très peu mélodique, saccadé et articulé inhabituellement (roulement des "r"). Le refrain, prend un rythme plus lourd tandis que Kyo passe aux cris. Je dois reconnaître que c'est en écrivant ces quelques mots, et en me penchant sur la question "qu'est ce qui caractérise cette chanson" que j'ai réussi à lui trouver un intérêt. Certes elle n'est pas mélodique, mais la prestation vocale autant que la compensation de mélodie par les instruments et que le rythme en font une piste de parfait défoulement.

3. 24 cylinders
Cette composition de Die est la première chanson relativement calme de l'album. Elle commence par quelques notes de guitare bientôt rejointes par la batterie et la basse. De là émerge un susurrement auquel la voix de Kyo répond, comme dans un jeu de questions-réponses qui perdurera pendant toute la chanson, semblable à une tentation à laquelle Kyo résiste. L'instrumentalisation de ce morceau est comme une vague, mouvance fluide et rassurante, reflux régulier d'un esprit humain en questionnement dont la réflexion avancera tout au long de la chanson...... jusqu'a céder.

Donne moi le Rire Je te ressens
Donne moi la Souffrance Même s'ils sont en suspend
Donne moi l'Elévation Mes rêves subsistent
Donne moi [ ] Ultime contradiction...
La voix susurre, elle te convint à l'oreille, ignobles résurgences. D'où vient cette Tentation qui s'insinue et pénètre les failles du mental?
Détache toi de moi, Ennemie sans âme, mon Eden t'est étranger.


4. Filth
Voici un titre réellement novateur de Dir en grey puisqu'il nous plonge dans un sombre univers. Industriel. Futuriste. Il possède à la fois un couplet décousu pour le moins psychédélique chanté par un Kyo à la voix tantôt métallique, tantôt bourdonnante, et un refrain mélodique comme les Dir nous y ont habitué. C'est d'une manière assez soudaine que l'étrange couplet bascule dans le refrain, Kyo acquiert une voix claire et convaincante. Petit solo inquiétant et torturé à souhait avant la reprise du thème "industriel", couplet, refrain puis variation au chant. La voix monte peu à peu, émergeant des autres instruments, elle apparaît de plus en plus comme larmoyante, devient réel sanglot, nous poignarde d'émotion et s'évanouit après un éclat de rire cannibalesque. Les instruments s'étiolent à leur tour et finalement s'éteignent.
On ne peut que trouver une grande originalité à ce morceau même si j'avoue avoir mis un peu de temps à accepter les sonorités pas forcement "pop" et l'atmosphère peu rassurante qui s'en dégage.

5. Bottom of the death valley
Bienvenue dans cette composition trop peu connue de Toshiya. La chanson commence par une mélodie à la basse qui introduit parfaitement dans l'ambiance, suivie bientôt par le chant de Kyo, encore posé. Le son des guitares devient soudain plus lourd sans réellement changer de mélodie ni de rythme et commence le refrain "my sister obscene sister" (Dieu ce que j'ai pu triper sur ces paroles!!) Sympathique petit solo qui rétablit l'ambiance plus calme et enchaîne sur le couplet, lui même débouchant comme dans la première partie sur le refrain. Fin sur une montée en puissance dans la continuité du refrain. Le chant meurt dans un cri final de Kyo. Les guitares suivent peu après dans un gémissement.
Je reprocherais à cette chanson le manque de variations. Certes autant le couplet que le refrain sont constitués de plusieurs parties mais à aucun moment réellement il n'y a cassure, envolée comme pourtant on le voit souvent chez Dir en grey. L'ambiance dégagée me séduit malgré tout, à consommer avec modération donc, mais un réel plaisir.

A l'heure où la poussière ocre de cette terre aride retombe lentement, laissant un répit à l'air étouffé et étouffant. Au moment où l'ombre naît et où le bleu profond du ciel exile l'orangé, alors je me souviendrai... Tant de secondes ont défilé, tant de choses ont changé. Et malgré la douceur du soir naissant, la nuit sera froide dans le désert des montagnes rocheuses. Il faut partir, changer de lieu et de temps, oublier le passé pour aller vers demain. Et y aller en paix.

6. Embryo
Perle de l'album et peut-être ma chanson préférée de Dir en grey. Ce titre m'évoque un voyage de nuit, en voiture, avec l'irréalité à la fois de n'avoir pas de point de repère (dans le fait de changer de lieu), et la perte de notion du temps, puisque tout est noir et file autour de vous. Une ambiance très soutenue, intimiste (notamment par le jeu assez présent de Toshiya à la basse). Les instruments lancent ce trajet nocturne, rejoint quelques secondes plus tard par le chant de Kyo, comme un murmure , un secret... intime souffrance. Tout s'envole en milliers d'étoiles quand le chant décolle sur le refrain, l'appel. Reprise du couplet pratiquement soufflé et solo de Kaoru. Le refrain éclate à nouveau suivi d'un final dans sa lignée, concluant avec brio la chanson.
Petite note pour les paroles qui sont sans doute parmi les plus gores de Kyo, je vous laisse creuser cette joyeuse histoire^^.
Une magnifique chanson, donc, qui prouve que le groupe est au moins aussi performant dans les thèmes calmes que dans les titres plus survoltés.

Voyage nocturne..... Ou se repérer? Pourquoi me raccrocher quand tout file autour de moi, quand le temps et l'espace se fondent en une même unité infinie? Le regret se retrouve dans la plénitude. La fluide mouvance de la route se confond avec l'appel légitime du sommeil.
Entre éveil et songes subsistent les ébats nostalgiques de la conscience.....


7. Shinsou
Je vous présente le premier.
Comme vous pouvez le voir en parcourant rapidement le numéro des chansons, il y a 3 titres sur cet album intitulés Shinsou, mais chacun des titres ne signifient pourtant pas la même chose. En japonais, un des deux kanjis utilisés est différent de celui des deux autres titres, ce qui me fait m'émerveiller encore un fois devant la créativité des artistes de Visual kei.
Bon, après avoir félicité un telle trouvaille, il faut nuancer devant la qualité modeste du morceau. Très électro, assez brouillon, plutôt court. Ce n'est pas une chanson, mais même rallongé ça n'aurait pas eu la qualité d'un morceau à part entière. Une originale transition dirons-nous donc.

8. Gyakujyou tannou keloid milk.
Selon beaucoup d'avis, la petite soeur de la chanson Macabre sur l'album éponyme. C'est vrai qu'au niveau de l'ambiance elles se ressemblent, mais j'estime Keloid milk très créative(accents de musique orientale), et plus concentrée de qualités(c'est le moins qu'on puisse dire vu que Macabre est la plus longue chanson de Dir en grey avec plus de 11 minutes à son actif). Le chant s'envole quelques secondes après les premières notes, et lance la machine instrumentale dans un rugissement. Couplet assez rythmique où Kyo retrouve sa voix normale, réelle concentration d'énergie qui explose lors du refrain. Reprise du couplet dans les hauteurs (réellement une performance vocale de la part de kyo qui assure la mélodie en transmettant une incontestable émotion) puis du refrain toujours aussi énergique et prenant. Alternativement les passages mélodiques dans les aigus et les parties en force se succèdent donnant une grande variété au morceau. C'est sans doute cela qui établit Keloid Milk comme un chef d'oeuvre du groupe.

9. Domestic fucker family
Exutoire. Rythme rapidement instauré dans cette composition de Kyo, qui présente ici son style puisqu'il s'agit de la première chanson qu'il écrit (style confirmé par Hadès sur Six ugly). Riffs lourds et répétitifs pour un morceau tout en violence, agrémenté par l'utilisation des effets vocaux qui transforment les cris de Kyo en beuglements éléctronisés. Révolte incontestable.

10. Undecided
Deuxième morceau de Kisou composé par Die, Undecided inspire une profonde amertume. La guitare commence très calme suivie dans ce même sentiment par la voix d'un Kyo semblant empli de réflexion, de délibération. Le questionnement s'exprime durant le refrain, alors la voix se fait demande, sorte de supplique pour prendre conscience de la solution à choisir. Reprise du couplet, ajout de batterie de basse. Cette fois les deux voix de Kyo se superposent à une octave d'intervalle, le chanteur débattant entre les potentielles voies à suivre, l'alternative à son conflit intérieur. Le solo semble apporter une réponse Joie... Il se finit .... et reprise du refrain avec l'énergie de Kyo qui a trouvé sa réponse. Il là supplie, proclame sa validité. Retour à la réalité......Fin de la chanson sur les notes qui l'ont commencée.

11. Mushi
Une des plus calmes chansons de Dir en grey, mais oh combien envoûtante! Cette superbe composition de Kaoru commence par de la guitare acoustique, le chant arrivant quelques secondes plus tard, très calme, comme plein de réflexion sur une souffrance subie et incomprise. Le chant prend de l'intensité avant de déboucher sur le refrain alors que l'instrumentalisation, qui était très discrète sur les couplets, s'éveille dans cette atmosphère triste prenant cette fois la nuance du désespoir né d'une parfaite solitude. Partie instrumentale très brève, vite reprise par le chant. Nouveaux couplet et refrain, toujours plus intenses et prenants. Une ultime tristesse due à l'incompréhension de se qui serait en train d'arriver. La manière avec laquelle on la ressent dans la voix de Kyo est impressionnante. Nouveau solo de Kaoru, cette fois plus long, qui clôt la piste, le volume baissant peu à peu.

De la pluie sur les fenêtres, déformant le monde extérieur en une image moite et informe. Pourtant rien ne survient à l'intérieur, l'immense solitude qui a pénétré mon coeur ne trouve de répit ni dans l'humide présent du ciel ni dans le vide immobile et terne de cette après-midi pluvieuse.


12. Shinsou
Deuxième volet des aventures Shinsou, toujours aussi électronique qui m'évoque à cause du grésillement une sorte de radio... passons....

13. Jessica
Cette chanson se détache assez des autres titres de l'album car on ne le verrait ni dans la catégorie "détresse subie" ni dans "violence apocalyptique". Au contraire il est plutôt positif, rythmes entraînants, chant qui sonne pop pour du Dir en grey (l'équivalent de ce qu'est Yokan pour l'album Gauze). Cette ambiance sautillante est confirmée par le clip, en partie sous forme de dessin animé. C'est l'histoire d'une jeune fille aux cheveux roses qui dégome un géant vert avec son oeil aux superpouvoirs, le tout au volant de sa décapotable....A vous de juger: c'est une chanson de Dir en grey qui change de d'habitude: Soit on aime, soit on aime pas.

14. Karasu
Intéressante chanson par sa diversité, entre malaise (comme avancer dans de l'eau sale) et apocalypse. Elle commence sur une mélodie des guitares que j'aurais bien vu sur une bonne version de Shinsou, encore enrichie peu après par l'inquiétant chant de Kyo. Tout explose soudain dans un hurlement du chanteur et l'impulsion bestiale des instruments. Riffs lourd pour ce refrain trop peu mélodique. Un nouveau couplet, un nouveau refrain dont le rythme sans une once de subtilité dérive en une mélodie d'influence médiévale avant de ressombrer dans l'eau bourbeuse du couplet, qui disparaît dans un surprenant et bref riff.
Une sensation incontestable de malaise transpire du morceau à travers le jeu des guitares durant les couplets mutant en l'irréfléchie violence du refrain.
La bestialité mise au pas.

15. Pink killer
Explosion.
Mais n'est ce finalement pas le rythme effréné de la batterie et la ligne presque "anti-mélodique" des guitares qui incitent à penser qu'il s'agit de violence? La voix de Kyo est-elle particulièrement prise par l'émotion, par la puissance du désespoir? Ressent-on de la rage? Non.
Tantôt des explications. L'esprit est sain et la bouche parle, censée... Tantôt éclate un sursaut bestial, incontrôlé. Survient la violence irréfléchie. Pas de raisons. Pas de justifications. Pas de vengeance. Pas de but. Pas de sentiments finalement, ni de morale, ni de remords. Juste la pulsion animale qui a altéré la voix saine d'esprit qui existait une seconde plus tôt, qui a remplacé l'extrême froideur d'un homme qui ne ressent pas......

16. Shinsou
Boîte à rythme bientôt suivie par une mélodie au piano qui sera le thème de ce titre. Incontestable tristesse dans ces notes répétitives qui tracent comme une longueur de vie, d'obstacles se succédant, les coups du destin.

Bleu, noir et blanc, peut être.
Réunion du présent et du passé dans le cours presque incontournable de la persistante mélodie, ensorcelante douceur, inviolable succession.
La brièveté joue avec la lancinance et le désir de se cramponner à une autre réalité avec le cours impétueux et irréfutable du destin.
Tout continue
Tout s'arrête

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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Jeu 8 Sep - 0:23

Merci pour ces impressions Kylheis : c'est original et bien écrit (chouette style au passage).
Même si j'ai pas tout à fait les même impressions en écoutant les labums je m'y retrouve un peu. C'est plaisant à lire.
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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Jeu 8 Sep - 0:31

Mushiiii (oups* désolée... ^^' cette chanson me fait craquer!)
Encore une bonne critique Kylheis ^^ (appelons ca une critique pour pas faire compliqué hein?!)
Je reste fan ^^

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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Jeu 8 Sep - 0:37

[FANGIRLMODE]
Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii!! Mushiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!
[/FANGIRLMODE]

Oh, tu sais, Critique chronique... C'est kif-kif..^^
Merci^^

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MessageSujet: Re: Chroniques en ligne   Ven 9 Sep - 23:47

Allez, je me lance pour celle de Gauze que j'ai réécrite entièrement avant hier^^"... (et que vous pouvez d'ailleurs retrouver sur mon site Devil's Premonition.. http://www.devilspremonition.tk).
Désolée, cette fois il n'y a pas de petits poèmes^^"...

+ GAUZE (sorti le 28.07.99)
Gauze, premier album major de Dir en grey, reste encore aujourd'hui la référence des sonorités anciennes du groupe. On y retrouve les mélodies calmes et émouvantes, caractéristiques du Visual indies, et des titres violents, précurseurs de leur évolution néo-metal/Hardcore. Cette complémentarité en fait l'un des albums des puristes de Dir en grey.
Je ne détaillerais pas cette fois les clips de cet album dans cet critique étant donné la plus ou moins récente création de la catégorie sur Devil's Premonition des Critiques de Clips, où ils sont d'avantage détaillés, et ce, en image. N'hésitez pas à les visiter sur mon site^^.


01- Mode of adam:
A travers Mode of Adam, l'album Gauze débute par de biens étranges sonorités. Une petite musique de manège s'ajoute au vrombissement et aux sonorités métalliques qui commencent l'album. A la fin de celle-ci les instruments arrivent soudainement sur fond de cris de Kyo et s'acharnent, une minute durant, dans une ambiance compacte et chaotique. Cette intro ne prend, je trouve, son ampleur qu'avec le visionnage de son très particulier et à mes yeux terrifant clip en images de synthèse.

02- Schwein no isu:
C'est sur ces notes que commence la chanson Schwein no isu, premier réel morceau de l'album Gauze, et pas des moindres. Cette petite perle de créativité pourrait à elle seule caractériser le Visual Kei (variété des parties, mise en avant tantôt de la rythmique tantôt de la mélodie, sonorité proche de l'indies Visual, travail du look dans son clip et bien d'autre choses encore....). La voix de Kyo, posée, entame le morceau en allemand, repris peu après par les choeurs de Kaoru et de Die puis de cette même ligne, cette fois criée par le petit chanteur. Après l'alternance des nombreuses parties du couplet, le refrain arrive, assez mélodique. Il se conclu avec brio par les mots "Ein, Zwein, Drei, Vier". Toutes ces parties sont reprises pour un deuxième couplet et un nouveau refrain.
Les références à l'allemagne nazie qui apparaissent dans le clip se retrouvent parfaitement dans cette chanson. Un morceau cohérent, très abouti et travaillé.

03- Yurameki:
Yurameki est le premier morceau de Dir en grey proposé par Shinya. Le rythme est moyen, les mélodies très mises en avant, le chant de Kyo soigné. Je reprocherais personnelement à cette chanson un certain manque d'originalité et de maturité, particulièrement en comparaison des compositions du batteur qui suivirent.
Il n'empèche que les mélodies de ce titre sont très représentatives de l'époque ancienne du groupe et qu'il fait peut être partie des morceaux à choisir pour faire decouvrir ces périodes de Dir en grey aux curieux.
A noter que Yurameki fait partie des trois singles issus de Gauze et produit par le fameux Yoshiki de X-Japan (Sortis pour la petite histoire simultanément, le 20/01/99).

04- Raison d'être:
Quatrieme morceau de Gauze et composition en collaboration de Toshiya et de Shinya, Raison d'etre n'est pas de ceux qui se fondront dans la masse et se laisseront oublier en cours de carrière!... Les riffs entrainants et très complémentaires des guitares, la ligne de basse dynamique autant que la variété des lignes de chant, de leurs mélodicité nous permettent de ne nous lasser en aucun moment au cours de la chanson. C'est peut être un titre différent, plus positif que la plupart des chansons de cet album, mais c'est avant tout 4 minutes 48 de grande créativité, dont l'interêt se démultiplie encore avec visionnage du clip.

05- 304 goshitsu:
C'est dans l'athmosphère étrange et complèxe de cette cinquième piste que Die nous fait maintenant pénétrer.. On reconnait bien dans cette chanson les sonorités que nous retrouverons plus tard dans des titres tels que Undecided ou 24Cylinders, du même compositeur sur l'album Kisou, en grande partie de par l'utilisation de la guitare accoustique. Bien que ce ne soit pas un des titres phare du groupe, car plus intimiste peut être, 304 Goshitsu présente une véritable ambiance, un instant où nous arrivons à nous identifier à un sentiment, et, par le clip, mystérieux et velouté, également à des situations. Une chanson qui vaut qu'on s'attarde dessus.

06- Cage:
Titre incontournable. Considérée comme la référence des périodes anciennes du groupe par sa mélodicité, la complémentarité des guitares, l'interressante ligne de basse, la multiplicité des parties et surtout la grand émotion qui s'en dégage, Cage résume à elle seule tout un pan du Visual Kei. Les maintenant célèbres notes de l'intro sur des sonorités de boîte à musique, le solo de basse d'une rapidité effarente de Toshiya en sont les principales caractéristiques. Mais ces commentaires, ces quelques mots plats ne remplaceront jamais la richesse que l'on ressent à l'écoute de la chanson alors s'il vous plait, si ce n'est déjà fait précipitez-vous dessus!

07- Mitsu to tsuba:
Mitsu to tsuba est la première vraie chanson violente de l'album Gauze. Si le couplet assez haché tant au niveau des instruments que de la ligne de chant peut choquer l'oreille des amateurs de son clair, ils se rassureront peu après avec l'arrivée d'un refrain tout en mélodie. C'est ici un des exemple les plus frappant du modèle "couplet rythmique/bourrin - refrain mélodique" auquel nous a habitué le groupe tout au long de sa carrière et que l'on retrouve ne serait-ce que très récement dans des morceaux comme Obscure ou Saku.

08- Mazohyst of decadence:
Entrez sans hésitatation dans le monde glauque et oppréssant que nous offre cette longue huitième piste.... Le jeu des guitare, le chant de Kyo qui évolue au long du morceau pour devenir, après avoir été au commencement posé et censé bien que plein de douleur, un enchaînement cris qui sera douloureux même à l'auditeur pour peu qu'il comprenne le message du morceau. Car les rires du nourisson que l'on entend au début, la conversartion entre un homme et une femme au cours de la chanson n'ont pas été choisis au hasard. Kyo raconte à travers ces 8 minutes particulièrement pesantes les paroles d'un foetus alors que sa mère s'apprête à avorter de lui, puis alors qu'elle passe à l'acte.. Sachant cela, n'aurez vous pas à votre prochain écoute de ce titre un léger frisson lors des cris déchaînés de Kyo?
Vous pouvez retrouver depuis peu le clip de Mazohyst of décadence en version non censurée sur le DVD Avarage Psycho que le groupe à sorti le 27/07/05 dernier.

09- Yokan:
Voici un peu de joie de vivre et de soulagement après la tension engendrée par Mazohyst of décadence. Le deuxième morceau de Die pour Gauze serait l'équivalent du Jessica de Macabre, à dire la chanson joyeuse et optimiste de l'album. C'est un morceau complètement à part par rapport à l'ambiance qu'il dégage, si positive. A ce titre c'est souvent une chanson mise à part. Cela ne lui enlève, bien sur, rien de sa qualité: dynamisme des instruments, chant pour l'occasion entièrement clair de Kyo, peut être plus pop, magnifique solo de Kaoru. C'est une chanson accessible à ceux qui rejetteraient l'ambiance lourde et pessimiste de certains morceaux tout en gardant un son caractéristique de Dir en grey. Voici un titre qui montre la variété des thèmes que les Dir en grey réussissent à développer avec brio.

10- Mask:
Mask, dixième piste de l'album Gauze s'ouvre sur le discours d'un politicien en américain, bientôt rattrapé par le jeu rapide, dynamique, presque ska des instruments, puis par le chant de Kyo. Et parlons-en de cette ligne de chant! Sa diversité en fait l'un des points mémorables du morceau. On y retrouve l'utilisation du chant clair, des cris rythmés, des soufflements, des éclats de rire déments, des grognements ou l'utilisation d'échos sur des parties variées le tout en jouant sur des effets stéréo. De ce fait il est très interressant d'écouter "Mask" au casque ce qui permet d'apprécier tout particulièrement ce travail. La chanson se conclue sur une partie complètement différente du morceau ponctuée de cris de Kyo dont le volume diminue rapidement....

11- Zan:
Le bruit d'une respiration, d'un essouflement monte, il devient etouffement puis rire, il se teinte de démence avant de l'afficher tout à fait alors qu'un rythme effréné dévale peu à peu vers nous........ Voici Zan.
Deuxième single de l'album sorti le 20/01/99, Zan est une course sans retenue des instruments et un enchainement de cris, de grognements et de plaintes de Kyo qui signe ici une prestation impressionante. Cette ambiance lourde, terriblement noire et aggressive se retrouve tout à fait dans le clip qui reprend dans le montage le rythme effréné de la chanson ainsi que la succession de plans sans relation, tous plus gores les uns que les autres.

12- Akuro no oka:
Enfin le gros morceau de cet album. Akuro no oka est un titre de 8minutes et demi auquel se sont attachés tout les membres du groupe pour la composition. C'est sans doute cela qui en fait, avec sa taille, une chanson très complète et mature.
Cette 12ème piste commence par quelques accords de Die à la guitare sèche, vite rejointe par les autres instruments. La chant débute alors, soutenu par la répétition par une sorte d'écho de chaque phrase de Kyo sur un jeu assez léger des autres musiciens. Le refrain commence, dans un jeu plus dense bien que toujours sur le rythme calme de cette ballade. Lui succèdent quelques mots entre parlés et soufflés de Kyo, suivis d'un beau solo de guitare de Kaoru, puis du magnifique deuxième solo de basse de l'album, bien sur interprété par Toshiya. Le refrain, toujours aussi poignant revient après cette minute instrumentale, puis laisse place à une variation finale. La chanson se conclue sur la reprise des accords de guitare accoustique de l'intro.

13- Mode of Eve:
Reprise des sonorités métalliques de Mode of Adam et du vrombissement qui ne voit pas arriver cette fois de mélodie mais un bouillonement qui conclura cette treizième piste. La encore je juge le clip primordial pour réussir à comprendre ce titre, bien qu'a ne pas mettre entre toutes les mains.

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